samedi 17 octobre 2009

Le vent accompagne Océan-Manor pour sa descente du Rhône.

Vendredi 7 octobre, nous quittons les Roches de Condrieu avec un temps maussade, une petite pluie fine et un peu de vent. La descente n’est pas rapide.

Le Rhône est en dessous de l’étiage normal. Il n’y a pas de courant ou très peu. Nous sommes coincés une petite heure à l’écluse de Beauchastel à cause d’un plaisancier anglais qui ne comprend pas le français. Il doit ressortir de l’écluse ou s’avancer, il y a un fluvio-maritime qui arrive. Pas de bassinée inutile vu le manque d’eau. Nous continuons notre navigation, le ciel s’est dégagé mais le vent s’est mis à souffler. Du Nord cette fois. Il est froid mais nous l’avons dans le dos. La nuit tombe et nous sommes toujours en navigation. Nous passons l’écluse de Logis Neuf tardivement et nous arrivons à Cruas.


Heureusement, nous connaissons bien l’entrée du port. Grosse journée de navigation.
Samedi, le soleil brille et le Mistral souffle, nous allons visiter Cruas. Il y a un village médiéval plutôt sympathique. La Mairie est plutôt riche (grâce à la centrale nucléaire qui est à côté) est en train de réhabiliter et viabiliser quelques maison. Le projet est de restaurer tout le village pour 2012. La journée étant déjà bien entamée, la navigation ne sera pas très longue. Nous allons à Viviers. Le port est encore ouvert (jusqu’au 10 octobre). Il était temps que l’on y passe. Nous passerons la soirée au pied de la cathédrale chez Viviane et Jeannot, du bateau Jeanviv. John, des éditions du Breil, de passage dans la région, vient nous rejoindre. Nous passerons une très agréable soirée devant un repas typique de la région, à parler … de navigation, bien sûr !


Dimanche, le vent souffle vraiment, il vient du nord. Faute de courant, nous aurons le vent pour nous aider. Il y a de l’attente à l’écluse de Caderousse, regroupement de bateaux, les plaisances attendent les commerces, pas de bassinées uniquement pour la plaisance. Nous n’allons pas tourner en rond devant l’écluse pendant ¾ d’heure. Nous nous amarrons au ponton plaisance. Vu le vent et la houle, c’est plutôt « Rock and Roll » ! La descente continue doucement. Nous avons moins d’1 km/h de courant pour nous pousser, le Rhône serait un lac, s’il n’y avait pas le vent. Nous finirons la journée avec un superbe coucher de soleil en nous amarrant en aval de l’écluse de Vallabrègues sur le ponton CNR sur les indications de l’éclusier.

S’il y a eu du vent pendant la nuit, nous n’avons rien entendu, nous étions très bien abrités. Quelques péniches ou pousseurs son passé en « régul » mais il n’y a pas eu de gros trafic. A l’écluse de Beaucaire-Vallabrègues, le Rhône est tellement bas que les bateaux chargés touchent le fond de l’écluse. Ils mettent un temps fou à rentrer et sortir de l’écluse, donc pas de vagues ni de remous pour nous ! Sur ce bief là, pas moyen de garder de l’eau, il n’y a plus d’écluse ni de barrage pour maintenir le niveau d’ici la mer. L’éclusier nous a dit que le niveau du Rhône cette année est exceptionnellement bas. Si cela continue, il faudra délester les bateaux.






Lundi, un BMS est tombé pour la météo, vent tempétueux en Méditerranée. 120 km/h aux Saintes Maries de la Mer, 110 km/h pour la vallée du Rhône cet après midi. Nous voulions descendre à Port St Louis du Rhône et aller faire un petit tour en mer. Nous y renonçons. Nous quittons notre refuge de l’écluse de bonne heure pour éviter au maximum le coup de vent. Nous embouquons le petit Rhône, le vent se met à souffler sérieusement. Nous arrivons à St Gilles vers 13h00. Il était temps de se poser. Il y a de la houle dans le port. Le soleil brille mais le vent est glacial. Nous avons perdu plus de 10 degrés. Nous ressortons les tenues d’hiver.

mercredi 7 octobre 2009

Océan-Manor et sa descente gastronomique de la Saône.





Mardi 29 septembre, nous quittons Cheuge… C’est promis, la prochaine fois que l’on repasse on s’y arrête. Navigation par temps frais mais ensoleillé. Quelques écluses passées et nous nous arrêtons à Talmay pour y visiter le château. Ouverture du 15 juin au 15 septembre… Tant pis, ce sera pour une prochaine fois. Nous continuons notre parcours, nous passons l’écluse 43 du chemin de fer, dernière écluse du canal de Champagne Bourgogne, nous voici sur la Saône. Nous passons Pontaillier pour aller nous amarrer au pied des remparts d’Auxonne. Une visite de la ville s’impose, Vauban est passé par là bien avant nous.



Petite pensée pour Cheuge, au dessert, figues pochées sur caramel de vin et boule de glace vanille.



Mercredi, nous accueillons nos hôtes Suisses Allemands, Eveline et Stefan, pour une virée gastronomique sur la Saône. Nous partons en direction de Saint Jean de Losne. L’ancre est jetée pour un repas dans un coin champêtre. Entre le vent léger et le courant, le bateau est toujours en mouvement et le décor toujours changeant. Le rêve !

Au menu :

Petite terrine de lapin au serpolet sur toast.

Poulet de Bresse aux cèpes.

Plateau de fromages de la région.

Le régal des figues pochées en jubilé.


Après ce délicieux repas, nous partons sur le canal du Rhône au Rhin pour y passer 3 écluses, histoire de se dégourdir avant de faire demi-tour pour revenir à Auxonne.


Nous pouvons ainsi admirer l’œuvre d’art qui domine la cabane de l’éclusier : « Dr Jekill et Mr Hyde ». Quand on connaît le prix d’une telle réalisation, on se dit qu’il aurait mieux valu utiliser cette somme pour draguer le canal… De retour à Auxonne en fin de journée, nos hôtes suisses nous quittent sur ces mots : « Une journée de bonheur pour nous permettre de supporter la vie ! Nous reviendrons à bord dès que nous aurons besoin d’oxygène pour continuer...».

Jeudi 1er octobre, un brouillard à couper au couteau, pas question de quitter le quai. Nous continuons notre visite de la ville. Fin de matinée, le soleil est enfin là, nous quittons Auxonne. Descente tranquille. Il n’y a pas beaucoup de bateaux qui naviguent. Une petite halte à Saint Jean de Losne s’impose pour le gasoil. Tous les copains sont déjà de retour au pays, … Nous continuons donc notre chemin.

Période migratoire, nous avons l’occasion d’observer des hérons blancs… Après recherche, ce sont de grandes aigrettes. Les pêcheurs qui nous ont vus se sont surement demandés pourquoi nous tournions en rond au milieu de la Saône. A chacun son plaisir. Nous finirons la journée à Verdun sur le Doubs, petit port très agréable.

Vendredi, après un tour de la vieille ville, nous continuons notre descente. Nous avons la chance de croiser à nouveau de grandes aigrettes. Elles sont fabuleuses à observer. Nous arrivons à Tournus. Le ponton de la halte est complet. Nous nous accostons au grand quai submersible. Vu ce qui est tombé comme eau ces derniers temps, nous ne risquons pas de montée rapide de la Saône. Fin de la navigation pour aujourd’hui. La halte à Tournus est obligatoire.

Samedi 3, nous sommes réveillés par les cornes de brume des bateaux qui passent. Pas questions de quitter Tournus sans avoir visité la ville, nous avons le temps, mais surtout, sans être passé chez le fromager affineur qui est à deux pas du quai ! Yves et Evelyne Giroud, ils ont des fromages de la région divins. Si vous passez à Tournus, n’hésitez pas à leur rendre une petite visite. Vous ne le regretterez pas. Ajoutez à cela un petit passage chez le charcutier pour un peu de cochonnailles lyonnaises… Et le frigo est rempli. Nous quittons Tournus pour descendre un peu plus bas. Nous faisons une escale à Mâcon mais les vignobles du Mâconnais ne sont pas à portée de vélo. La ville est trop importante. Nous redécrochons donc pour nous sortir de la ville. Direction Crèches sur Saône. La halte est déserte, le camping aussi. La municipalité n’accueille plus les touristes après le 15 septembre ! Nous y restons malgré tout. Nous n’avons pas besoin d’eau ni d’électricité. Le restaurant, le Relais de la Saône, lui est toujours ouvert.

Dimanche 4 octobre, nous enfourchons nos vélos pour aller voir les vignobles du mâconnais et du Beaujolais.


Nous sommes juste entre les deux. Nous commençons par Chânes puis par Saint Vérand où le vin AOC a perdu le « d », on ne sait pas pourquoi. Nous passons ensuite à Leynes où, pour l’apéritif, nous faisons une petite dégustation au Caveau des Vignerons de Leynes. Nous commencerons par le bourru, jus de raisin qui a commencé sa fermentation, puis un beaujolais blanc, un Saint Véran pour finir par un crémant. Nous quittons la cave avec 6 bouteilles de Saint Véran et 2 verres.




Petit casse-croute dans les vignes, arrosé d’un petit Saint Véran naturellement et avec, en paysage, le château de Chasselas, sans oublier un petit rayon de soleil. Que du plaisir ! Avant de revenir au bateau, nous allons visiter Chasselas. Le retour est facile, la route descend. Lestés des bouteilles, il suffit de se laisser aller. Moteur, et nous continuons notre descente avec le bateau cette fois pour nous arrêter quelques 7 km plus loin à la nouvelle halte de Thoissey. Il n’y a pas d’eau ni d’électricité, mais c’est une halte très agréable.

Lundi, nous quittons Thoissey avec un ciel menaçant et du vent. Petite halte à Belleville, à couple, pour faire de l’eau. Nous n’irons pas visiter Belleville, il n’est pas prudent de laisser le bateau à couple. Nous continuons notre descente jusqu’à Villefranche. Il y a de la place à la halte. Visite décevante de la ville. Nous quittons cette halte bruyante et poussiéreuse pour pousser jusqu’à Trévoux.


Au menu ce soir, un petit plateau de fromage arrosé d’un petit Saint Véran. Nous ne vous en dirons pas plus.

Mardi, après une visite au musée des filières, nous repartons vers le sud. Le vent est toujours là. A peine partis, le vent souffle de plus en plus, la pluie s’y met aussi. Nous n’irons pas comme prévu à Lyon. Nous nous posons sur un quai accueillant à Neuville. Nous y trouvons l’eau et l’électricité encore en service. De plus, il y a du débit pour internet. La ville est très gaie et agréable malgré le temps. Le centre ville est commerçant et vivant. Pour une fois, ce n’est pas coutume, nous allons faire les boutiques.


lundi 28 septembre 2009

Océan-Manor met le cap au sud.





Samedi 19 septembre, la Grenouille a un an de plus ! Le soleil est timide mais le temps est sec. Nous quittons St Dizier. La première écluse se passe sans problème. Nous arrivons au pont. Au mois de juin, nous avions attendu 1 heure pour pouvoir le passer ! Cette fois, nous n’attendrons que 20 minutes, VNF fait des progrès. Le soleil se montre et la navigation est agréable. Le canal a fini ses lignes droites et nous suivons ses courbes tranquilles et bucoliques.


Nous arrivons devant un pont levant, après avoir tourné la perche, il commence à se lever, puis soudain s’arrête. Rouge rouge : n’est pas suffisamment haut pour que nous puissions passer et le passage des voitures est impossible. Ajoutons que c’est l’heure du déjeuner et … Bonjour la pagaille ! Après dépannage, nous continuons notre navigation entre des collines et des falaises boisées tout en suivant la Marne. Nous arrivons en fin de journée à Joinville. Il y a juste une petite place pour nous. Il faut se battre avec les camping-caristes pour obtenir une prise de courant.

Dimanche, c’est la journée du patrimoine. Nous en profitons pour aller visite Joinville, son château et ses jardins, son auditoire qui est un ancien tribunal, sa chapelle, … Les attraits de Joinville ne manquent pas. De retour au bateau vers 16h00, nous nous sauvons vers la campagne. Une petite heure de navigation pour chauffer l’eau. Que diraient nos hôtes s’ils devaient prendre la douche à l’eau froide ? Barbecue sur le bord de canal… Un délice.


Lundi, le brouillard est là. Avant de partir, nous laissons passer un commerce qui navigue dans la purée de pois. Nous quittons, nous aussi, notre quai pour naviguer. L’éclusier nous attend à l’écluse à 9h00. Le soleil a du mal à se montrer. Il arrivera vers midi. Repas sur le pont tout en naviguant, les éclusiers n’ont pas prévu de pose. C’est bien la première fois. Nous passerons la nuit à Chaumont, petit port bien agréable où l’accueil est chaleureux.



Mardi matin, René et Miwako nous quittent. Leur séjour à bord est terminé, fin du week-end et des vacances. Ils seraient volontiers restés quelques jours de plus ! Océan-Manor continue sa navigation. Grosse journée de navigation, 39 km et 22 écluses dont 16 manuelles. Nous donnons le coup de main pour aider à la manœuvre, cela réduit bien le temps d’éclusage.

Nous sommes à Langres pour la fin de journée. Une superbe journée de navigation.






Mercredi,nous passons une grande partie de la journée à visiter Langres. C’est une ville fortifiée qui a gardé de très jolies traces de son passé et d’où l’on a un magnifique panorama sur les alentours. 17h00, nous sommes de retour au bateau. Un petit coup de téléphone à VNF pour savoir si éventuellement l’on peut encore passer une écluse. Nous serons éclusés. A peine avons nous quitté le quai qu’une éclusière en furie vient nous agresser. Nous ne tenons pas compte de ses propos insultant et continuons notre route jusqu’à l’écluse. Pourquoi nous dire oui, si c’est pour nous insulter ensuite ? Nous passons l’écluse n°2 et nous nous installons au pied de la retenue de la Liez. Petite exploration des environs. Nous rencontrons un couple charmant, Jeanne et Joël, les propriétaires de l’Auberge des Voiliers, www.hotel-voiliers.com. Echanges de recettes, de pots de confiture, d’avis sur VNF, … Bref, on refait le monde. Etant donné l’heure, le tout premier quartier de lune et l’état du chemin pour rentrer au bateau, nous ferons le retour en 4x4… On gardera un très bon souvenir de cette soirée.

Jeudi, nous repartons, toujours sous le soleil. Il nous reste 1 écluse à monter un tunnel à passer et c’est parti pour la descente ! Et oui, la descente jusqu’à la méditerranée. Nous faisons une petite halte à Villegusien le Lac, superbe terrain de jeu pour la voile, mais plus un commerce ! Encore quelques km et quelques écluses sur ce joli canal qui change de couleur chaque jour et nous nous jetons nos amarres à Piépape pour la nuit.

Vendredi, nous continuons notre route après avoir cuit 3 casseroles de confiture de prunes bien sûre ! J’espère que vous aimez les prunes… Il n’y a que ça cette année en cale. Quelques km encore et sur le contre halage, des cèpes et encore des cèpes, et encore… On croit rêver. Nous ne pouvons pas laisser ces délicieux champignons nous narguer, n’est-ce pas Patrick ? Halte en sauvage et petite collecte pour notre consommation. A midi au menu, poulet sauté avec quelques échalotes, carottes et beaucoup de cèpes fraîchement cueillis, le tout servi avec un petit Saint Aubin 1er cru en Rumilly de 2000… Un repas de gala ! Nous sommes à Cusey et nous y resterons pour la nuit.

Samedi, le soleil est toujours là, la halte est tranquille, nous avons l’eau et l’électricité, nous en profitons pour faire quelques travaux de ponçage, nettoyage, lessive, … Une journée d’escale. Une journée de repos pour le bateau mais de boulot pour l’équipage.

Dimanche, nous reprenons notre navigation. Les couleurs d’automne se montrent de plus en plus. Le canal prend de jolies colorations dorées. Nous n’irons pas très loin. Nous faisons halte en sauvage à Licey. En vélo, direction le château de Rosières. Les propriétaires y ont fait des chambres d’hôtes… Mais il se visite malgré tout et il vaut le détour www.chateauderosieres.com.

Lundi, nous continuons notre descente tranquille. Encore quelques écluses, nous croisons 1 plaisance et 1 péniche vide. Il y a du trafic aujourd’hui sur le canal. Nous passons le pont levis de Cheuge et sa maison pontière. Nous posons le bateau à la halte pour le déjeuner. Une petite visite du village, nous croisons Michel et Jeannot qui nous donnent quelques infos sur le village et l’adresse de la gardienne de l’église. Nous lui rendons une petite visite et elle nous accompagne pour nous commenter les différents attraits de cette église du XIIIème siècle. Elle nous convie à aller voir le lavoir restauré ainsi que l’église du village d’à côté. Que de jolies choses à voir dans tous ces petits villages lorsque l’on prend le temps de les visiter. Nous ne quitterons pas Cheuge. Nous y passerons la nuit. Pour remercier notre guide, nous lui portons un pot de confiture, de prunes bien sûr et nous reviendrons avec quelques délicieuses figues de son jardin. Quelques unes seront mises en papillote sur le barbecue pour le dessert de ce soir, les autres seront pochées et passée au caramel pour le dessert de demain… Que du bonheur ! Encore un tout grand merci à notre guide de Cheuge.

vendredi 18 septembre 2009

Océan-Manor sur le canal de la Marne au Rhin branche Ouest.






Samedi 12 septembre, il y a du vent, beaucoup de vent mais le soleil est avec nous. Nous ne naviguons pas, nous partons à la découverte de la ville de Toul, de ses vieilles pierres et de ses fortifications Vauban jamais terminées. 14h00, nous partons à l’assaut de la tour sud de la cathédrale Saint Etienne. Nous découvrons une vue géniale de la ville et de la vallée de la Moselle. Après avoir musardé dans la ville, nous changeons de jardin, nous naviguons une petite heure pour nous sauver de la ville et du bruit. Dimanche, temps froid, nous partons en direction du tunnel de Mauvages. Le canal est sympa mais un peu tristounet, presque toutes les maisons éclusières ont été démolies. En naviguant, il faut faire attention de ne pas quitter le chenal de navigation, il y a beaucoup d’herbe… Et un filtre bouché ! Sur ce canal, il vaut mieux bien contrôler son échappement et la température du moteur. Nous nous arrêtons à Mauvages pour la nuit. Pour débarquer, il faut les bottes et la débrousailleuse, il n’y a pas un petit bout de quai entretenu pour se poser.



Lundi, 10h00, un bateau sort du tunnel. Un membre de l’équipage, André, nous demande s’il peut embarquer à bord d’Océan-Manor pour refaire la traversée. Sa voiture est de l’autre côté et pour aller la rechercher en vélo c’est la galère. Le feu passe au vert. C’est notre tour de passer. Nous sommes seuls et nous nous accrochons derrière le toueur. Au départ avec une simple amarre mais vu les écarts du bateau, nous la rallongeons rapidement avec une patte d’oie et la traversée se fait tranquille. Nous sortons du tunnel, encore quelques km et le bief de partage est fini.


C’est parti pour la descente. Le paysage est superbe, vallonné et très changeant. Les couleurs de l’automne commencent à se montrer. Encore quelques prunes récoltées pour les confitures de l’hiver. Nous nous arrêtons à Ligny en Barrois, une ville vivante et commerçante où subsiste quelques vestiges d’un passé glorieux. Mardi, le froid s’installe. Nous sortons les pulls et bonnets. A midi, une bonne soupe à l’oignon pour nous réchauffer. 15h00, nous sommes à Bar le Duc. Ville Haute, ancien collège, transi, façade renaissance en pagaille, … nous flânons dans les rues jusqu’à la nuit tombée. Nous n’irons pas plus loin, tant pis pour le bruit mais la ville est tellement jolie. Mercredi, nous quittons Bar le Duc sous un ciel gris, les écluses sont en cours d’automatisation. Nous tournons les dernières manivelles. Les travaux d’automatisation avancent à grand pas… Mais le dragage ? A quoi cela sert-il d’automatiser des écluses quand la navigation est limitée à 1 ,40m ? Les voies navigables de France ne feraient-elles pas les choses à l’envers ?
Les maisons éclusières se font rares mais les pruniers sont toujours là et croulent sous les prunes. Nous en ramassons 10 kg. Un éclusier nous suit pour vérifier que leur automatisation fonctionne bien. Heureusement, parce que sur les portes avales, la chaîne de sécurité est restée à poste. Conclusion, lorsque les portes avales ont voulu s’ouvrir, l’automatisme n’avait pas retiré la chaîne… et les portes se sont naturellement bloquées. Comme tout est hydraulique, il a fallu rebasculer l’écluse pour busquer les portes correctement et pouvoir retirer la chaîne restée à poste. Nous continuons notre navigation accompagnée… On ne sait jamais. Nous arriverons à Pargny pour la nuit. Cuissons des confitures… Il va falloir trouver des pots. Jeudi, après une petite visite au Shopi du coin, nous avons refait le plein de sucre, mais pas de pots. Dernière ligne droite sur le canal de la Marne au Rhin et nous voilà à Vitry le François. Miwako et René viennent compléter l’équipage pour quelques jours. Vendredi le ciel est bleu malgré quelques nuages. Nous naviguons jusqu’à Orconte. Halte sur un beau quai pour le repas. A peine amarré, nous voyons arrivé L’Inattendu. Table commune pour un repas bien convivial avant que chacun ne reprenne son cap. Et nous voilà à St Dizier pour la nuit. Une ville peu accueillante pour les plaisanciers et en plus, très bruyante.

vendredi 11 septembre 2009

Océan-Manor apprécie la Lorraine.







A Sarralbe, pas d’office de tourisme mais, à la mairie, malgré l’heure tardive, une adorable technicienne de surface nous à très agréablement conté sa région et ses curiosités. Suivant ses conseils, nous nous promenons à travers le village pour y voir son très vieux pont-canal, sa magnifique porte et son cimetière où se trouve la chapelle de la montagne d’où l’on a une vue magnifique sur le village et le canal.






Vendredi 4 septembre, nous continuons notre navigation jusqu’à Harskirchen. Le temps est menaçant. 11h00, nous avons rendez-vous avec le meunier au moulin à eau de Willer. Superbe visite d’un outil de travail qui fonctionne depuis 1820. Toutes les semaines, quelques tonnes de farine y sont encore produites. Nous n’irons pas plus loin aujourd’hui, il tombe des cordes.



Samedi 5, le ciel est encore gris. Nous partons. Ici nous naviguons selon nos envies, nous avons une télécommande. Arrêté dans une écluse qui ne veut pas nous libérer après la bassinée. Il est 12h10, nous attendrons donc 13h30 pour voir un éclusier. Nous arrivons à Mittersheim. Il y a un superbe port et le capitaine est un bornier informatique ! Bonjour l’accueil… Heureusement, un petit bar « Canal Evasion » est bien plus accueillant. Nous allons en vélo jusqu'à Fénétrange entre les averses. Joli village qui manque un peu d’animation.

Dimanche 6, nous partons pour un peu d’exercice. Les 12 écluses suivantes sont manuelles ! 11 écluses en 6 km. Ici, économie d’eau et de bras, les bassinée sont complètes. Nous sommes 3 bateaux dans l’écluse. A vélo pour aider l’éclusier à ouvrir et fermer les portes, le reste de l’équipage sur Océan-Manor pour profiter du paysage. Nous terminons le canal des Houillères et de la Sarre. A Gondrexange, nous virons à gauche, direction : Le plan incliné d’Arzviller et Strasbourg.




Lundi 7, cap à l’est. Nous nous arrêtons à Nidderviller. Il faut attendre le feu vert pour s’engager sous les tunnels. Nous passons le plan incliné dans la foulée. Il est désert, pas un touriste, pas de haut parleur pour expliquer la manœuvre… Que se passe-t-il ? Nous sommes lundi et le plan incliné est fermé à la visite. Nous nous amarrons en bas du plan incliné et à vélo, nous refaisons la montée jusqu’à l’entrée du tunnel mais en empruntant la vallée des éclusiers… Dommage que certaines maisons soient à l’abandon… sinon, le dépaysement est garanti. En regardant bien, nous pouvons même observer quelques faucons pèlerins qui ont été réintroduit dans la région. Ils nichent dans les falaises au dessus des maisons éclusières.


Mardi, après un magnifique lever de soleil sur le plan incliné, Océan-Manor remet le cap à l’ouest, direction Nancy. Fini de musarder en route. Aujourd’hui, il y a du monde et du trafic à Arzviller. Navigation tranquille, quelque peu troublée par un bateau de location qui nous double à plus de 10 km/h… C’est limité à 8 ! Mais essayez de le faire comprendre à une bande d’excités. C’est perdu d’avance. Ce sont les loueurs qui devraient être sanctionnés. Traversée de la zone des étangs qui alimentent le canal. Nous repassons pour la seconde fois l’écluse de Réchicourt, une chute de 15,40 m dans un sas Freycinet… Une belle descente. Elle remplace une chaîne de 6 écluses. Nous nous arrêtons pour la nuit en pleine nature devant un prunier sauvage… Une bonne confiture en perspective.






Mercredi, le soleil est là avec sa petite brume matinale. Nous naviguons avec un Europa 400. Nous connaissons bien le bateau, c’était celui qu’avaient loué Evelyne et Stefan, nos suisses sur le canal du Midi.



Nous nous arrêtons à Varangéville pour aller à la découverte de la basilique de Saint Nicolas du Port et de son musée de la bière. Superbe !






Jeudi, nous commençons par cuire la confiture de prunes avant de naviguer. Elle est divine. Une fois en pot, nous sommes prêts pour la navigation. Nous croisons « Arjo »… Nous ne l’avions pas encore vu cette année, pourtant nous avons navigué dans les mêmes zones.

Arrêt à Nancy devant un supermarché pour faire un bon approvisionnement. Nous finissons le repas lorsque Océan-Manor est la cible de paint-ball… Le voilà bleu et vert ! Quelques seaux d’eau et quelques coup de lavette et le mal est vite réparé. Nous nous sauvons de Nancy pour une contrée plus tranquille et plus accueillante, Liverdun. Nous avons rejoint la Moselle et ses grandes largeurs. Cette fois, nous la remontons.

Vendredi, après être montés au château de Liverdun nous déjeunons d’une grillade bien méritée. Nous remontons encore un peu la Moselle. Nous profitons de ses grands espaces avant de reprendre le canal de la Marne au Rhin à la hauteur de Toul. Le canal longe les remparts de la fortification Vauban. C’est une ville à visiter.

vendredi 4 septembre 2009

La Sarre et le canal des Houillères.







Jeudi 27 août, nous quittons le port de Trèves pour remonter un tout petit peu la Moselle. Nous allons à Igel. Nous avons raté une colonne de 24 mètre de haut ! C’est un monument funéraire romain à noter sur la carte mais pour cela, il faut la voir… Et elle vaut le détour, le tout était de la trouver. Nous embouquons la Sarre pour de bon. La Moselle, est bien finie pour nous. Il faudra que l’on y revienne, c’est une très belle région. La Sarre est charmeuse, envoutante… Très encaissée, ses coteaux sont parsemés de vignes. Notre première halte sera Sarrebourg. Le port est à 1 bon km de la ville, nous partons en vélo. Super tant que nous sommes sur le chemin de halage… mais pour accéder au cœur de ville, la marche à pied est beaucoup plus aisée.

Vendredi, nous quittons Sarrebourg et nous continuons notre navigation dans les méandres encaissés de la Sarre. Tantôt, un ancien monastère perché on ne sait comment, tantôt une minuscule chapelle à flanc de falaise, tantôt une carrière… Que de choses à découvrir ! Nous nous arrêtons pour la nuit à Mettlach le long d’un haut quai, pas vraiment fait pour la plaisance. C’est une ville à ne pas rater où se trouve la maison mère de Villeroy et Boch et son musée. Nous découvrons avec bonheur l’église entièrement décorée de mosaïque, aussi bien les murs que le sol et le plafond. Encore une journée bien remplie.



Samedi, nous ne pouvions pas quitter Mettlach sans avoir été au point de vue de Cloef… Pas possible en vélo, les navettes le week-end se font rares, il nous reste le stop (sur les conseils de Bruno) ! Point de vue imprenable sur la vallée de la Sarre est ses méandres. C’était à faire ! Avant de repartir, nous allons voir le château Montclair, une agréable promenade dans les bois qui bordent la Sarre. Nous repartons pour quelques km de navigation en passant en bas du point de vue de Cloef. Le paysage commence à s’aplanir. Après une halte au port de Merzig, c’est un peu tristounet, nous continuons notre navigation jusqu’au port de Dillingen. Nous y sommes reçus comme des rois. Comme c’est la fête du club, nous sommes gracieusement invités à participer à leur repas : un bon barbecue Sarrois. Une petite ambiance de club bien sympathique comme on aime. Entre l’allemand et le français on communique malgré tout. Génial, on garde un super souvenir de notre passage à Dillingen.
Dimanche, après la visite de Sarrelouis, nous continuons notre navigation. C’est une partie moins agréable, l’autoroute longe la Sarre. Halte à Volklingen.





Lundi, la matinée et même un peu plus est consacrée à la visite du site des anciens hauts fourneaux. La vue de la plate forme des gueulards est époustouflante. Comment les hommes faisaient-ils pour travailler dans de telles conditions. Nous naviguons un peu pour nous rendre à Saarbrucken. Halte en plein cœur de la ville. Petite promenade nocturne avec Sascha qui nous donne un coup de main pour les éditions du Breil.
Mardi, visite de la ville. L’après midi, la pluie arrive et nous restons à quai. Un peu de travail de secrétariat.
Mercredi, le temps est gris mais sec. Nous naviguons avec un faible rayon de soleil. Notre dernière écluse allemande et nous voici en France. Nous étions habitués à voir les points kilométriques le long des berges et subitement, ils disparaissent. Arrivée pour le déjeuner à Sarreguemines. Nous sommes amarrés au pied du « Casino ». Visite de la ville en vélo et du moulin de la Blies qui retrace les différentes étapes de la production de porcelaine sans oublier son jardin magnifique qui fait partie du groupement des « Jardins sans limites » http://www.jardins-sans-limites.com/ .
Jeudi, nous quittons Sarreguemines avec un temps mitigé. Navigation avec de grosses bourrasques de vent, pas facile de manœuvrer. Nous avons quitté la Sarre pour son canal latéral. Au plus nous avançons, au plus nous perdons de la largeur. Finies les grandes étendues d’eau. Nous nous sentons un peu à l’étroit dans ce petit canal. Fin de journée, nous passons un des premiers ponts-canaux réalisés en fer, le pont-canal de Sarralbe (1867). Il a servi de modèle pour le pont-canal de Briare. Nous dormons à côté d’une pièce de collection qui est toujours en activité.

jeudi 3 septembre 2009

La Moselle Luxembourgeoise.





Dimanche, à quelques km de Sierck-les-Bains, nous nous amarrons à l’écluse d’Apach pour quelques heures. Nous sommes toujours en France. Nous partons visiter le fameux château de Malbrouck, celui de la chanson… Malbrouck s’en va t’en guerre, mironton, mironton, mirontaine… Tout le monde connaît cet air là. Malbrouck a bien existé et son château aussi ! Après cette belle visite, le retour au bateau est aisé, la route descend. Nous reprenons le bateau. L’écluse passée, nous sommes sur le point des 3 frontières (France – Luxembourg – Allemagne), plus exactement à Schengen, là où, précisément les fameux accords de libre circulation des biens et des personnes ont été signé. Nous continuons quelques km encore pour arriver à Schwebsange, le seul port Luxembourgeois. Halte obligée pour l’avitaillement, surtout du bateau… Le gasoil ! Nous embarquons avec nous Louise et Luc pour quelques jours. Ils ne veulent pas paraître dans le blog, vous ne les verrez donc pas.


Lundi, à Schwebsange, nous découvrons le musée du vin à ciel ouvert. Une promenade à travers le village et les vignes environnantes qui est bien agréable. Nous continuons notre descente de la Moselle jusqu’à Rémich. Une galère pour s’arrêter. Ici il y a peu de choses prévues pour la plaisance. Les accostages sont réservés aux bateaux à passagers où ils se trouvent dans une zone de ski nautique. Nous nous sauvons pour aller nous amarrer à Wormeldange au pied des vignes dans un village bien plus calme.



Mardi matin, de bonne heure et de bonne humeur malgré le temps, nous montons tous au point haut du village, à la chapelle St Donat, superbe point de vue sur la Moselle. Dommage que la météo ne soit pas de la partie. Encore un petit tour à Ehnen pour son église circulaire elle est unique, et son musée du vin. Encore une petite visite à la cave qui fabrique le Crémant du Luxembourg… Poll Fabair, un incontournable, et nous embarquons pour une petite navigation jusqu’à Grevenmacher.




Mercredi, après la visite de la ville, nous continuons notre descente de la Moselle. Il est midi, nous quittons le Luxembourg à Wasserbilling. Jusque là, nous naviguions sur la Moselle qui sert de frontière entre le Luxembourg et l’Allemagne. Maintenant, nous avons l’Allemagne sur les 2 rives. Encore quelques km et nous arrivons à Trier, à Trèves si vous préférez en Français. Le port est à 7 km de la ville.





Porta Nigra, vestiges romains, les places, les palais, les églises, sans parler des rues colorées… Les points d’intérêt sont multiples. Il y en a pour tous les goûts ! On se promène dans la ville avec plaisir. C’est la fin de la Moselle et aussi la fin du parcours pour nos hôtes luxembourgeois qui ont découvert avec bonheur leur Moselle. Demain nous partons sur la Sarre.