mercredi 15 septembre 2010

Océan-Manor en escale à l'Île de Ré.








Lundi 13 septembre, sur le pont de bonne heure. Le ciel est bleu le soleil brille. Le Mutin largue les amarres, les Olonnois sont là pour l'accompagner dans sa sortie des Sables d'Olonne. Nous suivons le mouvement. La sortie est colorée même s'il y a nettement moins de bateaux que samedi. La navigation est agréable mais nous sommes à contre courant. Nous sommes sortis en même temps que le Mutin. Nous pouvons sortir à toutes heures mais lui est obligé d'attendre la marée haute. Nous faisons donc relâche à Bourgenay en attendant la renverse de marée et un courant plus favorable pour nous. Après le déjeuner, nous repartons. Au loin, le Hope navigue vers La Rochelle. Nous n'avons pas tout à fait le même cap.



Entrée à Saint Martin de Ré. La porte de l'écluse n'est pas encore ouverte. Nous devons patienter un quart d'heure. Il y a déjà du monde qui attend. Saint Martin est un petit port, il n'y a pas beaucoup de place. Nous sommes à couple en troisième position. Nous voyons arriver le Hope. Avant la fermeture des portes de l'écluse, le capitaine du port nous met 3 autres bateaux en plus à couple. Pour s'amarrer à Saint Martin, il faut généralement faire un créneau. Nos voisins voileux, un peu dédaigneux vis à vis du bateau à moteur que nous sommes, n'est pas très bon à la manoeuvre. Il fini quand même amarré, avec beaucoup de gueulantes et d'aides. Pourtant, ils sont toute une équipe à bord. Fil électrique trop court pour se brancher, à 22h00, il met le moteur en route, il n'a pas assez d'énergie pour faire fonctionner sa pompe pour faire la vaisselle mais toutes les lumières sont allumées. Il y a des chefs de bord plutôt incompétents.






Mardi, nous ne sommes pas pressés. Il fait beau, nous en profitons. Nous déchargeons les vélos... Pas facile vu notre position. L'île de Ré est une île plutôt fleurie, même en cette saison. Nous n'avons plus la foule et nous profitons pleinement de cette journée magnifique.








Nous terminerons la journée par l'ascension du clocher de l'église d'où nous avons une superbe vue sur le port et d'où nous apprécions le coucher du soleil. Lumière de feu sur l'île. Une journée d'escale bien agréable.
Mercredi, nous quittons Saint Martin de bonne heure et avec la marée. Nous longeons la côte, il est tôt, le soleil se lève et les couleurs sont magnifiques.






Nous sommes près de la marée haute, nous en profitons pour faire un petit détour à La Flotte en Ré. C'est un port à échouage, donc impossible d'y rester avec Océan-Manor. Nous y rentrons pour en ressortir aussi vite. C'est un très joli port. Nous continuons notre route. Nous passons à côté du port de La Palice, le port de commerce de La Rochelle. 4 remorqueurs terminent la mise en place d'un immense cargo, d'une largeur impressionnante.






Nous continuons notre route, direction le vieux port de La Rochelle. A peine rentré, nous nous faisons jeter. Nous n'avons rien à faire là. Bonjour l'accueil! Il faut dire que c'est aujourd'hui l'ouverture du Grand Pavois de La Rochelle. Nous n'essayons même pas de faire une escale aux Minimes. Le capitaine du port ne doit pas être plus aimable. La Rochelle, une escale pourtant bien agréable habituellement. Nous mettons le cap sur Oléron. Nous traversons le pertuis d'Antioche pour le Douhet. Le port n'est pas très visible de loin. Pas facile de le trouver sur la côte. Il ne faut pas traîner, la marée baisse et le port du Douhet est un port avec un seuil. La passe d'entrée n'est pas large. Nous arrivons à temps, il reste encore 2 mètres au dessus du seuil. Nous avons changer d'île nous sommes aujourd'hui au milieu de l'île d'Oléron.

Océan-Manor à la Grande Bordée.





Vendredi 10 septembre, le soleil est là et le vent s'est calmé. Nous avons une belle houle résiduelle, Océan-Manor surfe sur les vagues. Nous quittons port Joinville et l'île d'Yeu pour de bon. Un petit vent frais nous pousse gentiment. Après une belle traversée, nous arrivons aux Sables d'Olonne. Les dégats de la tempête sont presque tous effacés. Petit tour sur les pontons et sur le ponton de course L qui est le ponton du Vendée Globe. Nous y trouvons Véranda Akéna d'Arnaud Boissière. Nous y retrouvons aussi "Loulou" et Yannick que nous avons croisé aux fêtes des rendez-vous de l'Erdre.
-"Demain, c'est la journée de la Grande Bordée. Tu pavoises ton bateau et tu viens avec nous!"









Nous pensions partir à l'île de Ré, mais, un programme est fait pour être changé. Nous décidons donc de rester et de participer à la fête avec les vieux gréements présents : Le Mutin pour la Marine Nationale, le Hope pour les bateaux du patrimoine ainsi que tous les Olonnois patiemment restaurés.







Nous terminons la journée à flaner dans les rues des Sables d'Olonne. Nous y découvrons un très joli coin, le Quartier de l'Île Penotte qui est décoré avec des fresques réalisées avec des mosaïques de coquillages. Nous finissons notre promenade sur la digue entièrement restaurée depuis la tempête. Nous sommes à la période des grandes marées et les restaurants de la plage ont les pieds au bord de l'eau. Il vaut mieux retirer ses chaussures pour dîner sous peine de les avoir trempées en fin de repas.
Samedi, le soleil brille. Après un petit tour au marché local pour l'approvisionnement, nous pavoisons le bateau pour nous joindre aux bateaux déjà pavoisés sur le ponton des régates. Une agréable animation règne sur les pontons. Aujourd'hui, il y a changement de commandant sur le Mutin. Les sardines et anchois sont conditionnnées à l'ancienne avec des feuilles de fougère pour les maintenir au frais. Leur vente aura lieu au coeur de la ville après un débarquement à l'ancienne.







Vers 16h00, les bateaux commencent à bouger, il y a de l'animation sur le plan d'eau du port. Le défilé nautique est bien organisé, tous les bateaux sortent. Le Joshua, ancien bateau de Bernard Moitessier, est là aussi. Les bateaux de pêche sont eux aussi pavoisés. Tout le long des jetée des Sables d'Olonne, il y a un monde fou. Les gens chantent, dansent, ... Les quais sont animés comme autrefois lorsque les bateaux remplis de sardines revenaient du large.





Tous les bateaux pavoisés sortent du port pour le lancer de la gerbe. C'est une tradition en hommage aux hommes péris en mer. Nous ne verons pas le lancer de la gerbe à l'eau. La Messaline qui en était chargé n'a pas cru bon attendre que tous les bateaux soient sur zone pour la lancer. Une déception plutôt palpable au sein des différents équipages. Après cette escapade en mer, les bateaux rentrent au port.







Le dernier à rentrer, c'est le Hope. Il se fait haler à l'ancienne. Les hommes et femmes de la Chaume sont au rendez-vous en tenue pour ramener le bateau à quai, la coiffe, la jupe courte et les sabots. A l'époque, elle arrivaient au son des sirènes pour haler les bateaux et les échouer sur la grêve. Là, elles retiraient leurs sabots pour les laisser secs et allaient les pieds dans l'eau (d'où les jupes courtes)chercher les sardines dans les caissettes en bois pour les décharger le plus vite possible. Nous revenons à quai avec les autres bateaux. Pour terminer la journée, nous organisons une Sardine Party sur les pontons du Vendée Globe. Ils sont bien larges. Une soirée bien agréable au pays des Olonnois.
Dimanche, nous continuons notre visite des Sables avant d'aller déjeuner chez Christine et Yannick. Encore un petit tour sur les quais des Sables en promenade digestive.

jeudi 9 septembre 2010

Océan-Manor en mer.






Vendredi 3 septembre, le soleil brille et le vent est tombé. Avant de quitter Vertou, nous allons faire une petite visite chez le vigneron, Pierre Yves Perthuy, pour remplir les cales de Muscadet avant d'aller en mer. Son Muscadet est primé "Pipette d'or 2010". Nous prévoyons les boissons pour les repas futurs. 11h30, la marée est assez haute pour passer l'écluse, il faut la passer avant midi, horaire oblige. Nous nous amarrons juste en aval de l'écluse, il n'y a pas encore assez d'eau pour passer le barrage qui est à l'embouchure avec la Loire. Nous déjeunons une dernière fois avec nos amis, Denise et Bernard de l'Ascras. Ils remettent leur bateau sur la remorque pour rentrer chez eux. Finie la navigation pour notre jeune équipage, il est temps qu'ils s'occupent de leur vendange. Après ce déjeuner convivial, avec Jaky et Yolande, nous reprenons notre navigation vers la Loire. Nous passons le barrage juste à l'ouverture. Nous sommes enfin sur la Loire. Nous longeons l'île Beaulieu. Ce n'est pas la plus belle vue de Nantes.



Arrivés en aval de l'île, un cargo nous barre la route. Il prend toute la largeur de la Loire. Que fait-il là? Un blocus? Nous n'en n'avons pas entendu parler... En se rapprochant, nous distinguons 4 remorqueurs. Ils sont en train de faire virer le navire au seul endroit suffisamment large. Nous assistons à une très belle manoeuvre, il faut dire que le bébé n'est pas très petit. Nous descendons la Loire avec la marée. C'est un petit coefficient, mais il vaut mieux tenir compte du courant. Nous croisons d'autres cargos, plus petits. Il y a pas mal de trafic commercial sur la Loire. A terre, les paysage sont toujours aussi agréables. Nous bénéficions d'une superbe météo.




Après quelques heures de navigation, nous arrivons au pont de Saint Nazaire, la météo est bonne nous continuons notre chemin. Le port de Saint Nazaire n'est pas fait pour la plaisance, une bonne raison de plus pour continuer notre route. Il préfère de loin accueillir les cargos. Nous continuons donc jusqu'au port de l'Herbaudière sur la presqu'île de Noirmoutier. Nous la finissons notre navigation avec un coucher de soleil sur l'île du Pilier, superbe! Nous sommes en fin de saison et malgré tout, les places se font rares dans le port. Nous trouvons malgré tout un petit trou pour poser Océan-Manor. Une belle journée de navigation.
Samedi, nous avons droit à la brume. Il n'y a pas de vent mais nous n'y voyons rien. Nous avons le temps de faire le tour de la ville avant de partir et surtout, un passer chez le poissonnier. Ce midi, ce sera de la raie aux câpres et au beurre noisette aux échalotes. Il faut le ventre bien rempli pour affronter la mer... Nous avons bien sûr le petit muscadet de Vertou au frais pour accompagner ce délicieux repas. Nous quittons l'Herbaudière en début d'après midi. Il y a toujours de la brume nous ne voyons pas grand chose de la passe de la Grise et de la passe des Boeufs. Pourtant, habituellement, dans le coin, il y a pas mal de cailloux bien visibles.




Nous mettons une petite traîne à l'eau... Et un lieu jaune dans le frigo. Nous arrivons en fin de journée au port de Port Joinville sur l'île d'Yeu après une navigation agréable, le soleil ayant fini par montrer son nez. Nous dînerons en terrasse avec des huîtres et quelques pinces de crabe. Nous sommes dans une région de pêche, autant en profiter.
Dimanche, nous passons la journée à explorer l'île en vélo. Nous commençons par la traverser de part en part sur sa plus petite largeur, nous passons par Saint Sauveur pour arriver à Port La meule, un tout petit port de pêche niché au coeur des rochers.



Océan-Manor y a déjà mouillé l'ancre, mais pour y rester en eau à marée basse, il faut un très petit coefficient, et là, nous allons vers les grandes marées. Déjeuner, pique-nique dans les rochers de la côte sauvage de l'île devant un panorama magnifique. Nous passons devant le vieux château, mais nous ne sommes pas dans les heures de visite. Nous continuons jusqu'à la plage des Sabias pour une petite sieste, c'est plus confortable que les cailloux. Retour au bateau en musardant tranquillement.











Au repas ce soir, pour réconforter l'équipage après une si grande randonnée, huîtres et langoustines... Le vin blanc est toujours au frais.
Lundi, le départ est prévu de bonne heure pour Saint Gilles. Mais un coup de vent est annoncé. Nous jouons la prudence et nous restons à quai. Nous renvoyons nos passagers, Yolande et Jaky, par le ferry de l'après midi. Ils devaient être en anjou en fin de journée. En bateau on ne peut pas tout prévoir.






Mardi, mercredi et jeudi, la météo ne s'arrange pas. Le vent souffle et les orages sont là. Pour Océan-Manor, c'est vacances! Nous ne naviguons pas. Nous continuons notre visite de l'île. Un jour la pointe ouest, un autre la pointe est, toute la côte sauvage. Le soleil est là malgré le vent. Nous avons l'occasion de rencontrer un pêcheur de dorades sur la côte sauvage, il faut le coeur bien accroché et ne pas avoir peur des vagues. Que de jolies pièces, il en a quand même remontée 4 le temps que nous avons passé avec lui. C'est une bonne pêche nous a-t-il dit sans plus de commentaires. Nous ne saurons donc pas plus comment pêcher la dorade royale.

mardi 7 septembre 2010

Océan-Manor en escapade sur la Sèvre Nantaise et la Maine.





Mercredi 1er septembre, le soleil est là, mais il fait plutôt frais ce matin. Hier soir, nous avons embarqué Yolande et Jaky pour quelques jours. Nos amis, Denise et Bernard avec leur Ascras sont encore avec nous pour 2 jours. Ce matin, démarrage en douceur. Nous attendons que le soleil réchauffe l'atmosphère. Nous quittons le joli village de Vertou pour remonter la Sèvre Nantaise, c'est une rivière plutôt sauvage où nous ne croisons pas beaucoup de bateaux, juste quelques barques de pêche. Il y a effectivement beaucoup de pêcheurs, mais ils sont plutôt sympathiques et, ce n'est pas souvent le cas, contents de voir passer des bateaux. Nous avons droit à de grands saluts. Nous remontons jusqu'à La Canterie. Nous ramassons un peu de bois pour le barbecue. Il nous faut un bon feu pour cuire les entrecôtes. Le repas fini, une sieste s'impose. Nous redémarrons en début d'après-midi pour aller explorer la Maine.




C'est une rivière très sauvage qui n'est plus classée comme navigable. Nous l'embouquons avec beaucoup de précautions et de prudence, les yeux rivés sur le sondeur. Sous la quille, aucun problème, il y a près de 3 mètres d'eau partout pour autant que nous restions au milieu de la rivière. Par contre, au dessus, ce n'est pas la même chose. Les arbres ne sont pas élagués et certains penchent dangereusement dans l'eau, ne nous laissant que peu de place pour passer. Nous sommes parfois obligés de soulever les branches pour pouvoir continuer notre navigation. Nous arrivons sans aucun dommage à l'écluse de Pont Caffino après 1h30 de navigation. Elle n'est plus en service, son sas a été utilisé pour réaliser une passe à poissons. La navigation s'arrête ici pour Océan-Manor. Pour la suite, le canoé et le kayak s'imposent.






Nous accostons sur un quai en pierre et montons à pied jusqu'à Château Thébaud, le village perché au dessus d'une falaise abrupte qui borde les rives de la Maine à cet endroit. Panorama remarquable et vue imprenable sur la vallée de la Maine. Après cette escapade sur les hauteurs, nous reprenons le chemin de l'eau. Nous faisons demi-tour et redescendons le cours de la Maines en slalomant à nouveau entre les obstacles. Le soleil est déjà bas et les lumières sont superbes au travers des feuillages. De retour sur la Sèvre Nantaise, nous retournons à La Canterie, la halte du village de Saint Fiacre sur Maine en plein coeur du Muscadet Sèvre et Maine. C'est le village le plus viticole de France en pourcentage entre la superficie du village et celle plantée de vignes.




Jeudi,après avoir été jusqu'au village, nous remontons la Sèvre jusqu'au plus haut de sa partie navigable avant de faire demi-tour. Nous nous arrêtons pour déjeuner à l'ombre des saules à Gué Joubert, un ancien village qui eu une riche activité marchande grâce à son port. Quelques anciens magasins existent encore et ont été transformés en habitations. C'est un coin très tranquille et fort agréable. Après le déjeuner, nous redescendons tranquillement la Sèvre jusqu'à Vertou. Nous ne pouvons pas passer l'écluse aujourd'hui.






Nous sommes au mois de septembre et pour avoir un éclusier il faut téléphoner 24h00 à l'avance à l'écluse de St Félix à Nantes pour demander le passage. Nous passerons donc demain en fin de matinée, il faudra attendre que la marée remonte pour pouvoir sortir de l'écluse. Nous repasserons donc une soirée de plus à Vertou. Ce qui n'est pas pour nous déplaire. Bien au contraire, c'est un très joli village et le panorama de la terrasse du bateau est très agréable.



mardi 31 août 2010

La fête est finie.





Lundi 30 août, la fête est finie. L'Erdre a retrouvé sa quiétude. C'est aujourd'hui que notre équipage met sac à terre. La croisière est finie. Sabine, Sasha et Louis reprenne la route, direction Bray-Dunes, dès le petit déjeuner avalé. Pour le reste de l'équipage, c'est le grand nettoyage. Lessive, laverie, remise en ordre du bateau, rangement et remise au propre de tout le bateau. Une journée bien remplie. Vers 18h00, nous quittons Nort pour descendre vers Nantes. La marée haute de demain pour passer en Loire est à 8h30. La descente se fait avec un ciel bleu magnifique et un soleil couchant qui donne de très belles couleurs aux bords de l'Erdre. C'est vraiment très agréable mais quel changement avec ce week-end! Nous ne croisons aucun bateau. C'est même presque étrange quand on a connu l'effervescence des rendez-vous de l'Erdre. Sommes-nous vraiment au même endroit? Arrivée à Nantes avec la nuit, le soleil s'est couché. Nous bloquons un moteur en arrivant à quai. Vu l'heure tardive, nous verrons cela demain.
Mardi, 7h00, le capitaine se mouille; il plonge pour aller voir ses hélices. Nous avons un cordage coincé. Après quelques plongées, une amarre de 15 mètres est sortie de l'hélice ainsi qu'un gros sac plastique. Tout de suite, c'est mieux.





8h00, nous entrons dans l'écluse. Nous sommes 3 à écluser, Le "Laisser Dire", l'"Ascras" et "Océan-Manor". Nous descendons la Loire sur quelques kilomètres avant de la remonter de l'autre côté de l'île de la Beaujoire. Nous embouquons la Sevre Nantaise, passons le barrage avant de remonter jusqu'à Vertou. Petite Halte bucolique en amont de l'écluse. Une demi journée de détente en attendant d'embarquer 2 nouveaux passagers en fin de journée.

Océan-Manor aux fêtes de l'Erdre.







Vendredi 27 août, ce matin le ciel hésite entre ciel bleu et gros nuages noirs. Autour de nous, les bateaux commencent à s'animer. Les yoles sortent les avirons et hissent leurs voiles pour se déhaler du port. 10h00, nous sommes en tête de la flotte derrière une ancienne péniche à voile hollandaise. Nous descendons l'Erdre à la vitesse des rameurs. Une première halte, nous jetons l'ancre dans les plaines de Mazerolles en face de l'ASPTT pour un apéritif décontracté.







Nous revenons au bateau pour un pique-nique fort agréable. Les parcours de régates ne sont pas loin de nous, nous avons un véritable ballet de voiles sous nos yeux. Malgré un temps plutôt gris mais sec, le spectacle est grandiose. Les uns après les autres, les départs sont donnés en fonction des catégories de bateaux. Le vent souffle et les voiles sont bien gonflées. Les accélérations prises par les bateaux dans les risées sont impressionnantes.






Nous remontons l'ancre, faisons le tour des parcours de régate avant de nous diriger vers Sucé sur Erdre. Nous nous arrêtons au port alors que les voiliers sont ancrés en aval du pont. Certains doivent démâter pour pouvoir le passer. Rendez-vous en fin de journée dans le parc de Sucé sur Erdre pour le dîner des équipages. Un buffet froid bien organisé nous attend. Une soirée bien animée par une équipe de chanteurs bretons. Nous mangeons au son des chants marins repris pour la plupart, par les équipages.





Samedi, le soleil est avec nous dès le début du jour. Le vent est toujours présent, les régatiers vont être contents. André nous quitte. Boulot, boulot, ... Il ne peut pas rester plus longtemps avec nous. Nous quittons Sucé sur Erdre pour suivre les dernières yoles sur la promenade-régate. Pas question de gêner les bateaux à voile et ils sont plutôt nombreux sur le plan d'eau. Nous croisons aussi quelques bateaux à vapeur, anglais pour la majorité, qui ont fait le déplacement pour venir aux fêtes de l'Erdre.






Nous jetons l'ancre à midi devant le club de l'ANCRE qui accueille tous les régatiers. Nous profitons de la halte pour aller voir le château de la Gasherie à pied. Les repas à terre sont animés. Il y a toujours l'un ou l'autre équipage qui pousse la chansonnette. Vers 15h00, les bateaux se mettent doucement en branle. C'est un départ collectif pour tous les bateaux. Nous descendons vers Nantes. L'Erdre se rétrécit et les bateaux se rassemble de plus en plus. Le fleurissement des voiles sur l'Erdre est vraiment un superbe spectacle.





Plus nous nous rapprochons de Nantes, plus les bateaux se resserrent, plus il y a de monde sur les berges. L'arrivée de la flotte en ville est un moment magique. Un certain ordre est donné pour l'arrivée en plein centre, il faut être très vigilant, l'Erdre se rétrécit de plus en plus et il y a quelques bateaux électriques et pneumatiques qui bousculent le bon ordre des choses sans s'en rendre compte. Ils n'ont rien à faire dans le défilé.





Nous finissons tous au bassin Ceyneray au coeur de Nantes. La mise en place de tous les bateaux est lente. Il faut que chacun trouve sa place et ce n'est pas gagné vu l'espace et la longueur des avirons. Il faut aussi débarquer tous les équipages. Le soleil se couche et le port s'illumine. Les quais sont noirs de monde. Il y a des scènes partout dans la ville. Le jazz fait partie intégrante de la fête. Pour le concert de ce soir, nous sommes une fois de plus au premières loges. Dîner en terrasse pour profiter de cette ambiance festive sans être bousculé par la foule. Que peut-on demander de mieux?




Dimanche, rendez-vous dans les jardins de la mairie pour la remise des prix et pour un brunch de haute gamme avec tous les équipages. 14h30, nous repartons avec les derniers bateaux. Le vent n'est pas très fort et plutôt contraire. Nous remontons l'Erdre et tractons au passage 2 voiliers qui ont bien du mal à gagner du terrain contre le vent et le courant. Voilà Océan-Manor en bateau-balais. Nous remontons jusqu'à Sucé. Le port étant plein, nous décidons de remonter jusqu'à Nort sur Erdre pour y passer la nuit.

Le canal de Nantes à Brest.




Mercredi 25 août, le ciel est gris et pluvieux. La navigation est humide à cause d'un petit crachin breton. Nous croisons quelques bateaux, surtout des bateaux de location. Le barbecue de ce midi est annulé pour cause de météo. Une soupe à l'oignon est concoctée par le chef pour nous réchauffer. L'après midi sera plus sèche. Nous aurons le crachin par intermittence. Nous nous arrêtons à la Chevallerais. A peine arrivés, une dégustation de vin nous est proposée à la halte. Malgré l'heure tardive, il y a encore des bateaux qui arrivent. Nous passerons la nuit avec 4 bateaux.
Jeudi, Le ciel est toujours gris mais il fait doux. Aujourd'hui, journée sportive, André part en footing et Sabine part en vélo. Ils ne suivent pas la consigne de rester à vue du bateau. Nous nous arrêtons avant de les avoir rattrapés. Ils devront faire demi-tour. 4 kilomètres de mieux. Barbecue sur le bief de partage dans un petit coin tranquille. Nous sommes sur le contre halage et Louis met l'annexe à l'eau pour récupérer Sabine qui est revenue sur le chemin du halage en vélo.








Au retour, il descend de l'annexe sans l'avoir attachée. Il devra se mettre à l'eau pour aller la rechercher. Nous repartons en milieu d'après midi après un délicieux déjeuner. Nos sportif resteront à bord. Nous arrivons à l'écluse de Quiheix où nous retrouvons Dominique, l'éclusier titulaire, que nous avons déjà croisé plusieurs fois cette année. Nous quittons le canal pour remonter l'Erdre.








Direction Nort sur Erdre Pour faire la fête. Le port est tout illuminé. C'est superbe. Nous dînons sur le pont supérieur malgré quelques averses. Malgré le temps, il y a du monde sur les berges pour le concert de jazz. Nous sommes au premières loges sans bouger du bateau.